Première Boîte

Quel outil pour faire son étude de marché sans dépenser une fortune

Douze. C'est le nombre d'entreprises qui faisaient déjà ce que je voulais faire, recensées par l'outil gratuit de l'Insee le jour où j'ai tapé mon activité pour la première fois lors de mon étude de marché. Ce chiffre m'a clouée sur ma chaise un bon moment, avant que je comprenne qu'il ne disait presque rien de la réalité du terrain.

Petite précision avant d'aller plus loin : certains liens de cet article sont des liens partenaires. Si vous achetez via l'un d'eux, je touche une commission, sans que le prix ne change pour vous. Je ne recommande que ce que j'ai testé moi-même, ou ce que je conseillerais à une copine qui me pose la question un soir en urgence.

L'étude de marché sans diplôme ni outil professionnel

Non. Une étude de marché n'est pas un examen de fin d'études, ni un chèque de plusieurs milliers d'euros donné à un cabinet de conseil. C'est vérifier, avant de signer quoi que ce soit, que des gens bien réels ont envie d'acheter ce que vous comptez vendre. Une fois cette idée en tête, la création d'entreprise devient beaucoup moins intimidante : on arrête de chercher un diplôme qu'on n'a pas, et on commence à chercher des réponses. Si le vocabulaire du sujet vous perd encore, cette méthode pour réussir sans diplôme pose les bases plus posément que je ne pourrais le faire ici.

Avant de trouver mes marques, j'ai payé pour un MOOC généraliste sur la création d'entreprise. Erreur. Le programme parlait de sociétés, de statuts, de tout un tas de cas qui ne concernaient jamais le régime auto-entrepreneur que j'allais choisir. Deux soirées perdues, et toujours pas de réponse à la seule question qui comptait vraiment : est-ce que quelqu'un, quelque part, était prêt à payer pour ce que je proposais.

ODIL, l'outil gratuit que personne ne vous montre

L'outil s'appelle ODIL, il est gratuit, et il vient tout droit du site de l'Insee. Il suffit d'entrer un code APE pour voir combien d'entreprises exercent la même activité dans votre secteur, je ne vais pas détailler ici ce que recouvre exactement ce code, d'autres pages du site s'en chargent mieux que moi. C'est cet outil qui m'a donné mon fameux douze. Mais un chiffre froid ne dit rien de l'ambiance réelle : est-ce que ces douze-là sont débordés, est-ce qu'ils font fuir leurs clients, est-ce qu'il reste de la place pour une treizième façon de faire les choses.

Pour le savoir, il n'y a pas de raccourci gratuit. Je suis allée un samedi matin au marché du boulevard Daviers, à Angers, poser des questions directement aux gens qui passaient devant les étals. Pas un sondage en ligne, pas un questionnaire envoyé à ma famille : de vraies phrases entendues de vraies bouches. C'est ce mélange entre la donnée froide d'ODIL et ce ressenti de terrain qui a changé mon angle.

Outil gratuit ODIL de l'Insee pour étudier la concurrence en micro-entreprise

Excel ou un outil dédié : comment choisir

Un projet simple s'en sort très bien avec un tableur, je le dis sans complexe : tout le monde n'a pas besoin d'un business plan en bonne et due forme pour démarrer petit. Mais si vous devez convaincre une banque, un associé, ou vous-même certains jours de doute, une feuille de calcul bricolée à minuit ne suffit plus. C'est là qu'un outil comme Business Plan gagne sa place : il pose les questions qu'on évite d'habitude, le panier moyen visé, le nombre de clients par jour qu'il faudrait pour tenir. Ce n'est plus une étude de viabilité bricolée sur un coin de table, c'est un dossier qui tient debout.

Reste la question du statut, qui revient sans arrêt dans les messages que je reçois : micro-entreprise, société, ou autre chose encore. Je ne trancherai pas ça pour vous ici, ce serait malhonnête ; ce comparatif sur les solutions pour débutants pose les bonnes questions avant de choisir une forme juridique.

Décider quand sortir la carte bancaire

Mon amie Jeanne, ancienne collègue d'atelier passée photographe indépendante, ne jure que par le gratuit. Pas un abonnement, pas un essai payant, rien. Et pour son activité, ça marche : elle a construit sa clientèle sans dépenser un centime en logiciels. Je ne suis pas d'accord avec elle sur tout, mais elle a raison sur un point : tant que vous n'avez pas parlé à de vrais clients potentiels, aucun outil payant n'inventera une demande qui n'existe pas.

La règle que j'applique, et que je conseille à qui me la demande : restez gratuite tant que vous explorez, et ne sortez la carte bancaire que lorsqu'il faut structurer ce que vous avez déjà validé sur le terrain. Payer avant, c'est payer pour éviter de sortir de chez soi. Payer après, c'est payer pour avancer plus vite sur un chemin qu'on connaît déjà.

Une lectrice m'a demandé quand basculer vers un outil payant

Soizic Dréan m'a écrit après un article sur le code APE, alors qu'elle montait son activité d'infirmière libérale. Message long, précis, sans une once de panique, comme toujours avec elle. Sa question : fallait-il investir dans un outil de structuration avant même d'avoir immatriculé quoi que ce soit. Ma réponse a été la même que pour Jeanne, mais dans l'autre sens : si votre étude de marché montre déjà une demande claire et que vous butez sur la mise en forme, un outil dédié rentabilise vite le temps qu'il vous fait gagner. S'il vous manque encore les réponses de base, aucun logiciel ne les trouvera à votre place.

Un chiffre qu'on oublie trop souvent : la fiscalité

Il y a un autre chiffre que beaucoup de futurs indépendants zappent pendant leur étude de marché : au-delà d'un certain niveau de chiffre d'affaires, la TVA change la donne, et ça peut faire basculer tout un calcul de prix. Je ne suis pas experte-comptable et je ne vais pas jouer à en être une ici. Si vos prévisions commencent à s'approcher de ce genre de seuil, mieux vaut consulter un professionnel ou passer par des logiciels adaptés plutôt que de le découvrir via une régularisation de l'Urssaf plus tard.

D'ailleurs, la paperasse fait peur bien plus qu'elle ne mord. Je redoutais ma première déclaration mensuelle comme une correction d'examen ratée d'avance ; elle m'a pris à peine dix minutes, montre en main. La partie qui fait vraiment mal, c'est celle d'avant : décider quoi vendre et à qui, pas remplir une case.

Logiciel Business Plan pour structurer sa création d'entreprise après l'étude de marché

Mon verdict, sans détour

Après quatre ans à mon compte, je garde la même règle : les outils automatisés font gagner un temps fou, mais aucun ne remplace le fait d'aller voir sa cible en vrai. Cela dit, sans un cadre qui vous force à avancer dans l'ordre, comme celui que propose Monte Ta Boîte Avec Succès, on tourne facilement en rond dans ses propres doutes pendant des semaines. C'est le genre de structure que j'aurais aimé avoir avant de me perdre dans les onglets Excel.

Commencez petit, structurez tôt, et ne dépensez pas dans une étude complexe avant d'avoir parlé à de vrais clients potentiels. Si vous sentez que vous avez besoin d'un vrai coup de main pour mettre tout ça en ordre, jetez un œil à ce que propose l'équipe de Monte Ta Boîte Avec Succès. Ça évite de rester seule face à son écran de cuisine, comme je l'ai été.

Produit Note
Monte Ta Boîte Avec Succès Coup de cœur 9.2 En savoir plus →
Business Plan 8.5 En savoir plus →
Développez Votre Réseau – Networking 8.0 En savoir plus →
Réclamations Clients 7.8 En savoir plus →
8.5

Business Plan

Avantages

  • ✓ Structure rigide qui empêche d'oublier les charges
  • ✓ Calculs automatiques pour éviter les erreurs de débutant
  • ✓ Rendu professionnel pour rassurer les partenaires
  • ✓ Prix très doux pour un budget de lancement

Inconvénients

  • − Demande un peu de temps pour remplir toutes les étapes
  • − Moins flexible qu'un Excel si on veut tout personnaliser
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